Une tombe pour un pécore, un trésor pour un fort; voila comment le cercle terrestre se présente,
Des tas de cendres, de l'or, convoités par des porcs qui s'exemptent de prier tous les célestes.
Naquit, en haut d'un monde, un fort, sombre fort, damné à jamais par les morts;
Nombreux sont ceux qui ont voulu brûler son étendard,
Et combien encore, ont été nombreux ces souffles et ses cors,
Frère, si la souffrance portait un nom; je la brûlerait encore.
Combien de larmes et de sangs maculent sous ces ordres, manipulants les regards et les esprits qui eventrent la miséricorde...
Combien ils empoisonnent nos terres, si belles, si beau fort; exploitées par ces cordes, qui s'érigent sur ce triste globe,
Pourrissant nos landes, infecte nos c½urs jusqu'à abandonner nos autres, sans voix, muets dans le noir;
Je me souviens tandis que des perles pourissent sous ces joues ...
Emportée par un vent sanglant,qui ébranle les ombres taciturnes,
S'affalent ensembles au coeur des sables mouvants, aglutinant en son coeur, un trop grand nombre d'urnes.
Autel dressé à la mémoire de mes frères, cérémonie funeste, la mort s'annonce comme celeste.
Blasphème, encore des frères tombés aux pieds de la liberté, macabés oubliés, que je blame avec rancoeur.